Le blog de Clem

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20/04Le conducteur, la fraudeuse et ceux qui s'en mêlent

18:03 • Bruits de tunnel

Aujourd'hui, j'ai pris le bus. Rien d'inhabituel. Sauf que sur la ligne 54, il y a un conducteur qui met un point d'honneur à ce que tous les passagers valident leur titre de transport en montant. Et que c'est sur lui que je suis tombé.

Tout allait bien jusqu'à la gare du Nord. A l'arrêt Gare du nord-Dunkerque, commun avec d'autres lignes, un groupe de passagers monte, dont une jeune fille qui ne valide pas de ticket — aussitôt rappelée à l'ordre par le conducteur, celle ci va s'asseoir juste derrière moi en gromelant dans sa « barbe » (c'est une expression), à son adresse, des mots qui sont généralement considérés comme inappropriés dans la bouche d'une jeune fille. Le conducteur, quant à lui, déclare qu'on attendra qu'elle ait validé avant de repartir.

Passent quelques secondes qui parurent des minutes (en vérité pas plus d'une minute, je pense), les passagers ont vite commencé à trouver le temps long et regardaient la fraudeuse-en-devenir d'un air insistant. Aggressive, la passagère se dirige vers l'avant et, tout en invectivant le conducteur — après avoir clamé haut et fort que c'était son problème à elle si elle prenait une amende — décide finalement d'acheter un ticket.

Tout aurait pu s'arrêter là, si des éléments extérieurs (comprendre : des passagers qui attendaient un autre bus) n'avaient décidé d'intervenir, semble-t-il, en sa faveur à elle. La porte avant du bus était toujours ouverte : un homme décide de monter sur le pas de la porte, avec (je crois) deux autres « en soutien » à l'extérieur. Et le voilà qui se mêle de l'histoire et finit par accuser ouvertement le conducteur de racisme. La passagère de son côté, qui venait de valider son ticket, s'est retournée aussi sec et, de façon tout à fait inattendue, a volé au secours du conducteur qu'elle insultait quelques secondes plus tôt, en disant à l'importun qu'il ferait mieux de se mêler de ses affaires et que le conducteur parle, OK, il fait son boulot, mais toi tu n'as rien à dire alors dégage (et je vous passe les noms d'oiseaux dont elle connaissait manifestement toute une collection).

Elle retourna s'asseoir : les hommes devant ne lâchaient pas l'affaire. Quelques secondes après (qui, de nouveau, parurent des minutes), elle s'est relevée comme une furie, visiblement prête à en découdre s'il n'avait pas l'âge de mon père, je vous jure que (...) et conseillant carrément au conducteur d'appeler la police.

Finalement l'importun est descendu, et le bus est reparti. Bien que ça ait paru plus long, l'ensemble de la scène n'a pas duré plus de trois minutes.

Après cela, tout le bus y est allé de sa petite anecdote sur les relations conducteur/passagers. Je ne les ai pas notées : je descendais à l'arrêt suivant.

En somme un voyage normal dans un autobus parisien...

08/01Le dernier jour de mes 22 ans

00:45 • Le petit monde de Clem

Une discussion (une twitcam faite par de jeunes pop, en fait) me fait repenser à ce 31 octobre 2007...

Ce jour là, je rentrais en France — je vivais en Autriche à l'époque — et j'écrivais ceci dans mes Chroniques autrichiennes :

(...) Il s'est avéré que notre avion était une navette et qu'il y avait eu un problème de passerelle à la rotation précédant la notre, passerelle qui ne voulait apparemment pas se décrocher, et forcément ça risquait de perturber l'équilibre de l'avion. Finalement, nous sommes partis à l'heure où nous devions arriver, c'est à dire 17h35 (au lieu de 15h35).

Une fois enregistré, je me suis placé dans le bocal qui servait de salle d'attente numéro 2 et je me suis trouvé par hasard à côté d'un groupe constitué de trois jeunes et d'une femme plus agée qui était sûrement la mère de l'un d'entre eux. Leur sujet de conversation m'a beaucoup ennuyé (oui je sais, c'est mal d'écouter les conversations des autres) : il s'agissait de casser du sucre sur le dos de X qui avait organisé un « contre-dîner » au même moment que le dîner des Jeunes Populaires de Neuilly-sur-Seine (voilà qui expliquait tout). Je les ai regardé plus attentivement et il n'y a pas à dire, les Jeunes Populaires se ressemblent tous ;)

On est montés dans un petit bus puis dans l'avion où un charmant chef de cabine et de charmantes hôtesses de l'air nous ont accueilli (ne vous méprenez pas, je veux bien dire « charmant »). Par chance, mon siège, gentiment attribué par la non moins charmante hôtesse du comptoir d'Air France, se trouvait à l'avant, juste derrière la « première classe » (sur des vols comme le notre, dans des petits Airbus A318, il n'y a pas vraiment de première classe, la seule différence est en fait la place qu'on a pour les jambes). L'une des hôtesses se tenait là et réorganisait les sièges en fonction de la taille des gens et par le jeu des sièges musicaux je me suis retrouvé dans la première classe, pendant que les « jeunes populaires » de tout à l'heure (qui ont passé le trajet en bus à parler de leur prochain voyage de groupe à Los Angeles et à critiquer Air France qui est vraiment nulle comme compagnie par rapport à American Airlines (j'ai failli leur dire qu'elle était aussi incompétente1, mais j'ai préféré m'abstenir)) allaient s'installer au fond, là où il y a le plus de bruit ;) (...)

1 : référence à Ségolène Royal, naturellement, dont l'UMP répétait à qui mieux mieux qu'elle était nulle et incompétente.

Voilà ça me fait sourire de relire ça plusieurs années après... mais je me souviens très bien de la scène et je trouve ça amusant de la relire. :)

05/06À bord du Nachez

23:30 • Amérique 2010

Fatigués du voyage de la veille, nous décidons de faire journée calme. D'abord, petit déjeuner au Café du Monde, puis petite balade dans le Vieux Carré ; puis nous prenons des tickets pour le Nachez, un de ces bateaux à roues (« steamboat ») qui se baladent sur le Mississippi. Déjeuner rapide dans un centre commercial près de là, où l'on s'est d'ailleurs rendu compte qu'on était le jour du festival des huitres (oyster festival), qui a attiré pas mal de monde, avec la musique qui va bien.

La croisière en elle-même était plutôt sympa, malgré une petite (enfin non une grande) averse en début de parcours. Beaucoup de jolies vues et de bateaux à photographier.

(les photos arrivent...)

Une fois débarqués, re-balade dans le Vieux Carré, en prenant d'autres rues, puis le long de Canal Street jusqu'aux rives du Lac Pontchartrain et au City Park.

Enfin, soirée tranquille devant Star Trek.

05/06Sur la route de Floride

03:42 • Amérique 2010

Petit déjeuner dans un coffee shop local (ce ne sont pas les mêmes qu'aux Pays-Bas, non non) et puis, comme le temps se faisait menaçant, nous décidons de partir pour... la Floride, rien que ça ! Direction donc Pensacola, Floride, qui n'est en fait qu'à 325 km de la Nouvelle-Orléans. On a donc pris notre vieille amie, la route U.S. 90 (la même que l'on croisait tout le temps au Texas l'an dernier), qui dans cette région est une route scénique, alternative à l'autoroute I-10 qui est bien plus ennuyeuse.

Pour le voyage, les photos parlent d'elle-mêmes. D'abord, le sud-est de la Louisiane et ses eaux stagnantes, avec le refuge du Bayou Sauvage ; puis le Mississippi avec Bay Saint Louis – il y a là bas un coffre de banque qui se dresse tout seul sur le front de mer ; la banque en question, probablement désaffectée des années auparavant, a vu ses ruines emportées par Katrina. Puis Biloxi et ses casinos. Petit arrêt déjeuner au Whataburger (il n'y en n'a pas en Louisiane) local d'Ocean Springs. Passage ensuite par l'Alabama. À Mobile, qui ressemble plus à une énorme zone industrielle qu'à une ville, on pouvait sentir le pétrole un peu partout et franchement, je me demande bien qui peut avoir envie d'habiter un endroit pareil... on en a néanmoins profité pour faire un petit saut au parc-mémorial de l'USS Alabama, un gros navire de guerre impressionnant. Et enfin la Floride, the sunshine state célèbre pour ses orangers. Il y a d'ailleurs, juste après la frontière de l'État, une aire de repos avec informations touristiques qui offrent aux visiteurs de passage du jus d'orange fraîchement pressé.

C'était l'effervescence à Pensacola, à cause de la nappe de pétrole qui a été repérée à quelques km de la côte ; de nombreux vans de télévision se trouvent devant la plage principale où la baignade est interdite. De fait, les plages de la région sont faites de sable blanc et d'eau turquoise, et des boulettes de pétrole seraient du plus mauvais effet.

Après avoir fait quelques photos et laissé passer l'averse orageuse qui s'est soudain abattue sur nous (celle là même que nous fuyions depuis la Louisiane), puis fait encore plus de photos, dont certaines de petites boulettes de pétrole passées inaperçues, départ pour la Nouvelle-Orléans par l'autoroute, et nous filons dans la nuit.

04/06Le Vieux Carré et l'Aquarium Audubon

02:05 • Amérique 2010

Petit déjeuner au célèbre Café du Monde, au 1039 Decatur (rue de la Levée), connu pour ses célères beignets à la française et son café au lait glacé. Les beignets, qui sont vraiment excellents, couverts de sucre glace et... le truc, c'est justement de ne pas s'en mettre partout, du sucre glace ! Et sinon le jus d'orange, fraîchement pressé, est vraiment excellent lui aussi. Le Café du Monde existe depuis 1862 dans le Vieux Carré et est ouvert 24h/24 (« sauf le soir de noël et en cas d'ouragan », selon un panneau sur le mur). Même si on peut trouver quelques franchises çà et là (jusqu'au Japon, même), celui-ci est juste l'endroit où il faut aller au moins une fois.

Ensuite petit tour à pied dans le Vieux Carré pour prendre des photos, plein de photos... Comment décrire le Vieux Carré ? Un tas de rues avec des petites maisons (rarement plus d'un ou deux étages) de couleurs diverses et variées (du bleu turquoise au rose flashy en passant par le jaune pâle et le vert-de-gris), avec généralement des balconnets débordants de plantes et des colonnades ou bien des arches de fer aux décorations subtiles comme de la broderie. Le tout étant complètement de guingois, comme si ça allait s'effondrer à la première bourrasque. Et l'ambiance, ah, l'ambiance... Des bars toutes les trois maisons et de la musique à chaque coin de rue – parfois venant des bars, parfois de musiciens esseulés (ou pas) qui jouent au saxo des airs célèbres de la culture locale (comme Oh When The Saints). Évidemment, les photos ne peuvent pas retransmettre tout ça...

Petite visite au passage de la Cathédrale Saint-Louis-Roi-de-France.

Dans l'après-midi, nous visitons l'Aquarium des Amériques de la fondation Audubon pour la nature, et cette visite commence par un film IMAX : Hurricane on the Bayou, qui évidemment parle de Katrina et de la disparition des marais – un film particulièrement émouvant, d'ailleurs, et qui fait mal à voir, surtout vu le contexte avec cette marée noire. Puis l'Aquarium en lui-même, qui n'est en somme qu'un aquarium bien que centré sur les espèces locales, et qui est très sympa à visiter.

Une fois dehors, petite balade en voiture, notamment pour prendre le Causeway, un grand boulevard qui traverse le Lac Pontchartrain sur un pont de 24 miles de long (soit environ 39 km), longtemps le plus long du monde. Puis retour en contournant le lac par Slidell, à la nuit tombante.

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samedi 19 mai 2012
décadi 30 floréal 220
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